Bornéo, biodiversité en danger

Ca y est nous voici de retour à Bangalore après presque 2 semaines de belles vacances en Malaisie.
Alors petit retour en arrière pour vous raconter comment cela s’est passé. Après une nuit d’escale à Kuala Lumpur, nous arrivons sur le sol de Bornéo pour venir y explorer la faune et la flore qui font la richesse de l’île. L’approche en avion est cependant déroutante, alors qu’on s’attend à voir une forêt dense et compacte, ce sont des rangées tout à fait ordonnées de palmiers que l’on aperçoit à perte de vue. Cette première constatation reflète en effet la triste réalité de l’île : pour les bénéfices du commerce très lucratif de l’huile de palme, c’est la forêt primaire qui a été sacrifié et qui continue de l’être car malheureusement le massacre n’est pas terminé. ..
Au milieu de tous ces palmiers, nous avons quand même réussi à trouver un morceau de forêt pour l’instant encore épargné autour de la rivière Kinabatangan. Au programme, ballade en bateau pour observer la vie qui pullule dans les arbres et dans l’eau aussi (attention aux crocodiles !) et petite ballade dans la jungle de jour comme de nuit pour avoir un autre aperçu de la faune et de la flore locale. Nous avons donc croisé de multiples animaux, petits et grands, et notre préféré a été le nasique, cet étrange singe aux allures de ALF (vous vous souvenez de cette série ?). Son nom vient de son énorme nez, très impressionnant surtout chez les mâles et qui est leur principal atout de séduction. Les femelles elles ont un nez plus aquilin, à la Pinocchio. Le nasique est une espèce endémique, on ne le trouve donc qu’à Bornéo, mais cette espèce est malheureusement en danger à cause de la disparition de son habitat. L’autre primate qui subit la même menace sur l’île est l’orang-outan. Contrairement aux nasiques, nous n’avons pas eu la chance de les croiser lors de nos périples dans la jungle, mais nous avons pu les observer dans un centre qui réhabilite les orangs-outans abandonnés, capturés ou blessés. Voici un petit extrait de photos de Bornéo :

Riviere_kinabatangan_Borneo

Rivière Kinabatangan – Bornéo

Singes_nasiques_femelles_et_male

Singes nasiques – Mâle dominant et ses femelles

Singe_nasique_BorneoSinge_nasique_au_gros_nez

Mâle nasique au gros nez

Bataille_de_singes_males_nasiques

Bataille entre singes mâles nasiques

AigleHornbills

Oiseaux : aigle et hornbills

Lezard_monitor

Lézard monitor

Orang_outan_BorneoAcrobaties_orang_outan

Orangs-Outans

Orangs_outans_calins

Calins entre orangs-outans – ils ne sont pas mignons ?

Rainbow_Borneo

Arc-en-ciel

Sinon quand même, ce voyage en Malaisie était ma première sortie du territoire indien depuis août 2009 et même si j’en étais quand même consciente, la vision d’un autre pays a mis en exergue quelques spécificités indiennes. Tout d’abord, alors que nous prenons un taxi à la sortie de l’aéroport pour nous rendre à notre premier hôtel, l’absence de bruits de klaxons me frappe. Tiens c’est donc possible de rouler sans utiliser sans cesse l’avertisseur sonore. Autre étonnement, les voitures respectent même le code de la route et non pas la loi du plus gros ou du sacré. Et oui en Inde, le piéton cède le passage au vélo, le vélo au rickshaw, le rickshaw à la voiture, la voiture au bus, et le bus à la vache. En plus sur le bas côté des routes, point de détritus, c’est tout propre partout. Outre les aspects sur les infrastructures nickelles et la tranquillité sur les routes, j’ai aussi redécouvert que les gens pouvaient être multitâches. Pour nous acheminer dans notre lodge dans la jungle, un pick-up nous avait été organisé. Et là, je vois que c’est le même monsieur qui fait à la fois l’accueil des touristes, s’occupe des formalités pour rentrer dans le parc national et en plus conduit le mini-bus. Bel exploit. En Inde, c’est chacun à sa tâche. Dans un magasin par exemple, il y aura une personne pour vous servir, une autre pour encaisser et encore une autre pour mettre les articles dans un sachet. Et cela même si l’échoppe est petite comme un mouchoir de poche. Dans les grands buildings, une personne à l’accueil, une pour appuyer sur le bouton de l’ascenseur pour vous, une pour la sécurité. Bref, ici chaque personne a sa place et son rôle précis et souvent assez limité. Et pourtant ça n’empêche pas le pays d’être un beau bordel organisé !

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