La vie dans une école défavorisée

Ce matin je suis allée faire la visite d’une petite école aménagée dans un quartier de bidonvilles. L’établissement reçoit le soutien d’une association caritative qui a pour ambition d’aider les enfants de cette école, mais également les femmes du quartier. Avec l’aide de bénévoles, des cours d’anglais sont ainsi donnés le mardi aux enfants et le jeudi est le jour des travaux manuels.
Deux projets importants vont être lancés prochainement. Le premier consiste à apprendre aux femmes un métier artisanal dont elles pourront ensuite vendre la production. Le deuxième projet est de démarrer une crèche afin de permettre à ces femmes ayant des enfants en bas âge de maintenir leur activité.

J’étais allée la semaine dernière à une journée sur les associations caritatives supportées par l’OWC. J’avais pu ainsi rencontrer quelques bénévoles, prendre des dépliants, voir des photos… Mais c’est tellement différent de se rendre sur place, c’est tellement plus parlant. Cette visite m’a vraiment touchée.

L’école se trouve au fond d’un terrain vague et consiste en un bâtiment sommaire de 5-6 classes environ. Les classes quant à elles sont encore plus rudimentaires : au fond un tableau noir, quatre murs et voilà. Pas de chaises, les enfants suivent la classe assis par terre. Pas de table non plus, la classe la mieux équipée compte des planches de bois en guise de supports, sinon le sol fait office de table aussi. Des hommes semblaient retaper des bancs ou tables à côté de l’école, il faut donc espérer que les conditions matérielles s’améliorent prochainement.

l'école dans les bidonvilles

Les classes sont assez hétérogènes au niveau de l’âge des enfants qui ont entre 4 et 10 ans. Le nombre d’élèves varie aussi, cela peut aller d’une dizaine, ce qui est raisonnable, jusqu’à près de 40 ! J’ai compris que c’était en fonction de la langue parlée par les petits : classe en Kannada, classe en Tamil… La discipline est quant à elle maintenue à l’ancienne, les enseignants sont ainsi munis de grands bâtons pour frapper les perturbateurs.
Les enfants sont vraiment adorables, ils portent quasiment tous un petit uniforme dans les tons verts, pas toujours nickel, mais il leur va très bien. Bon, je vous passe l’odeur pas très agréable dans les classes, les conditions d’hygiène dans lesquelles vivent ces enfants doivent être déplorables.

la classe

La finalité pédagogique pour les travaux manuels est l’alphabet. Ainsi chaque semaine, les enfants apprennent une nouvelle lettre. Aujourd’hui, c’était la lettre «M». Dans une classe, cela s’est traduit par la fabrication d’une tête de singe (monkey en anglais) via le découpage, le coloriage et le collage de feuilles et d’assiettes en carton. Dans une autre classe, le thème était le marché (market) où les enfants dessinaient des fruits et des légumes sur lesquels ils collaient des bouts de papier crépon pour y mettre de la couleur. Regardez comme cette petite fille a l’air fière de son œuvre :

Petite fille avec sa tête de monkey

En voyant ces enfants, on a tellement envie de faire quelquechose pour eux. Et ils le rendent tellement bien avec leurs sourires. On espère les aider à sortir du cercle vicieux de la pauvreté et cela commence par l’éducation. Je vais demander à participer à ces activités de travaux manuels puisqu’ils manquent de volontaires actuellement. L’école étant fermée à partir de la semaine prochaine pour les vacances, cela ne sera pas avant octobre.

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