Faut pas rêver… Spécial Inde

A défaut d’être en Inde pour le moment, j’ai pu m’y projeter dimanche le temps de l’émission « Faut pas rêver » dédiée à l’Inde. Les différents reportages montraient plusieurs facettes de ce pays mystique. J’ai été marquée notamment par deux d’entre eux qui étaient plutôt… inattendus.

Le premier montrait des images de ce qui semblait être des passagers d’un avion au cours d’un vol classique : démonstrations de sécurité, service de rafraîchissements et en-cas, annonces du capitaine… La caméra montre ensuite une vision extérieure et là on s’aperçoit que l’avion en question est à terre au milieu d’une ville ! Ces passagers sont juste des visiteurs qui viennent de tout le pays pour réaliser un rêve : prendre l’avion. Cet avion qui se trouve dans la banlieue de New-Delhi a été acheté par un ancien ingénieur d’Indian Airlines. Celui-ci voulait permettre aux indiens ne pouvant se payer un vrai billet de goûter à l’embarquement à bord d’un avion contre quelques roupies. Il faut savoir que seuls 3% de la population indienne ont les moyens d’acheter le vrai sésame. Ce reportage était à la fois amusant et touchant pour nous qui pouvons prendre l’avion comme nous prenons le train.

Le second reportage qui a retenu mon attention concernait une communauté d’indiens de Mumbaï (Bombay) dont le métier est de livrer le déjeuner d’employés de bureaux sur leurs lieux de travail. La particularité est que ces déjeuners sont confectionnés par les épouses respectives de ces employés le matin même, collectés aux quatre coins de la ville et livrés de manière très ponctuelle à ces messieurs. Cette communauté au nom des Dabbawallahs pourrait faire concurrence aux meilleures plateformes logistiques et cela sans la moindre aide de l’informatique. Car la tâche est gigantesque : 150 000 repas sont ainsi livrés chaque jour dans cette immense ville. Les boîtes de repas sont collectées à domicile par des porteurs à vélos, puis acheminées par train dans le centre de la ville où elles sont regroupées et redispatchées par secteur de livraison avant de finir leur parcours comme commencé, c’est-à-dire en vélo. Et le service est irréprochable : ponctualité et un taux d’erreur de seulement une sur 6 millions ! La communauté participe même à des conférences pour témoigner de leur méthode et le magazine Forbes leur a même attribué en 1998 la meilleure note pour leur performance et la qualité du service. Je me suis quand même demandé s’il ne serait pas plus simple que chaque employé parte dès le matin avec sa propre boîte… mais bon d’après le reportage c’est alors trop tôt pour que les femmes puissent préparer le repas à temps.

Pour moi tout cela fait partie du charme de l’Inde, ces choses inattendues au quotidien qui nous surprennent lorsqu’on les regarde d’un œil étranger.

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